Un nouveau projet s’apprête à voir le jour au gymnase : le CLAC, un conteneur destiné à des expositions et des moments de convivialité. Pour en parler, nous avons rencontré Emma Gregersen, présidente du comité des élèves et membre fondatrice du collectif CLAC, lié au groupe durabilité.
Peux-tu te présenter ?
Bonjour, je m’appelle Emma Gregersen, j’ai 19 ans, je suis élève au gymnase de Nyon, et j’ai une petite fonction particulière : je suis présidente du comité des élèves et membres de plusieurs collectifs avec des professeurs et élèves, comme le CLAC.
Arriverais-tu à décrire le CLAC en trois mots ?
Oui, même si cela nécessite une plus grande explication, je dirais que c’est varié, engagé et vivant.
Quelle était l’idée de départ, de quoi est né ce projet ?
Deux professeures référentes pour la durabilité, Mme Farahi et Mme Friesen, m’ont parlé de créer un lieu pour des expositions et séances de discussion, et l’idée du conteneur s’est rapidement imposée.
Pourquoi est-ce que vous avez choisi un conteneur justement comme lieu d’exposition ?
Le conteneur est un symbole de la mondialisation, qui aura voyagé on ne sait où, qui aura transporté on ne sait quoi.
Il représente l’universalité, le fait qu’il est ouvert à tout le monde et qu’il a tout vu. Celui-ci est de seconde main pour préciser. Le conteneur est aussi assez régressif, il n’est pas très moderne ou rénové. On régresse pour aller vers le progrès.
Quelles ont été les étapes qui ont mené au CLAC ?
Il y a eu beaucoup d’étapes, dont certaines étaient plus ou moins désagréables, surtout les questions administratives, comme trouver des financements, les accords de construction… Les autorisations ont pris du temps mais la ville était ouverte au projet. D’autres étapes étaient plus créatives, comme concevoir tous les détails autour du projet : où le mettre, quoi y mettre, comment le rénover. Il y a eu beaucoup de séances de discussion, parfois fortes en couleur et parfois très fluides.
Pourquoi avez-vous choisi de le rendre public à la ville de Nyon ?
C’est effectivement ouvert aux habitants et à toutes les écoles de la région puisqu’il y a un objectif éducatif. L’éducation va au-delà des élèves, on a voulu rendre ce projet et sa dimension pédagogique accessibles et que ce soit une invitation pour tous. Limiter juste aux élèves, c’est comme fermer à d’autres. C’est donc gratuit et ouvert.
Quelle est l’importance d’avoir un espace culturel comme celui-ci pour les étudiants ?
Encore une fois, l’éducation ne se limite pas aux cours et au modèle de l’enseignant qui parle et les élèves qui écoutent, mais on veut aussi montrer qu’elle peut passer par l’art, par exemple. Cette manière plus ludique, immersive et moins formelle invitera à se poser des questions avec une autre “racine” que l’éducation classique. De plus,il me semble qu’on est dans une période où il est particulièrement important de sensibiliser aux problèmes actuels.
Autre point intéressant : puisque tout sera choisi par et discuté avec les élèves, ce sera plus visé et précis.
Est-ce qu’on peut vous demander un spoiler du premier projet qui inaugurera le CLAC ?
L’inauguration prendra place vers avril, après la semaine spéciale où il y aura la rénovation. Il a fallu réfléchir à des sujets actuels qu’on pourrait mobiliser, on n’est pas certains sur quoi portera l’inauguration elle-même, c’est possible que ce soit sur le conteneur, puisqu’il y a beaucoup de choses à en dire, justifier à la fois le sens du conteneur et le sens du projet en général. Sinon ça pourrait prendre la forme d’une inauguration visée sur une thématique plus spécifique comme le numérique, l’addiction aux écrans, dont une grande partie des personnes sont victimes. C’est aussi un thème pour lequel le gymnase s’est récemment engagé, le but étant de créer une continuité avec les autres projets du gymnase afin de sensibiliser les jeunes, les profs et les habitants de la ville de Nyon.
Camilla Genini